Concernant les valeurs limites d'exposition aux champs radiofréquences, nous sommes aujourd'hui dans une phase « d’essai » de la recommandation de l’Union européenne du 12 juillet 1999, qui constitue le texte de référence au niveau européen. Dans cette phase, chaque pays peut appliquer des limites plus faibles au nom des approches qualifiées «de précaution».
Certains pays ou régions l’ont fait. Les valeurs limites retenues dans ces différents territoires sont ainsi disparates. Les raisons de l’application de limites plus strictes peuvent être l’application du principe de précaution pour des lieux « sensibles » (habitations, hôpitaux, écoles…), mais également le maintien de règles antérieures aux publications de l’ICNIRP. Cette situation a contribué paradoxalement à augmenter les craintes du public dans la mesure où les niveaux de champ mesurés deviennent forcément plus proches de ces limites arbitraires, ce qui donne la fausse impression d'une moindre protection. En outre l’application de mesures dites « de précaution » sans fondement scientifique étayé est parfois interprétée comme la reconnaissance d’un risque réel et sérieux, ce qui n’est pas le cas pour les champs électromagnétiques. C’est l’une des raisons qui rendent nécessaire l’harmonisation de ces valeurs limites au plan européen, voire international. Pour l’instant, la grande majorité des états européens suit les recommandations du 12 juillet 1999. Quelques états ont pris des recommandations plus strictes, et d’autres n’appliquent aucune disposition réglementaire.