La mesure des rayonnements radiofréquences est de réalisation difficile et soumise à un risque d’erreur important ; elle nécessite un matériel très spécialisé et coûteux et une procédure rigoureuse.
C’est la raison pour laquelle la mesure du niveau des champs électromagnétiques auxquels est exposé le public dans l’environnement est réservée à des organismes ayant fait l’objet d’une accréditation par le COFRAC (comité français d’accréditation) afin de vérifier qu’ils disposent du matériel spécialisé et des compétences nécessaires.
Pour évaluer le rayonnement reçu par la tête d’un utilisateur de téléphone mobile, on utilise un système de mesure fondé sur un « fantôme », c'est-à-dire un récipient reproduisant la forme de la tête, rempli d’un liquide dont les caractéristiques d’absorption des ondes sont semblables à celles d’une tête humaine. La philosophie générale de cette mesure est de considérer une exposition maximale, qui n’est jamais atteinte dans la réalité : la tête est en moyenne plus petite qu’une tête normale, les propriétés des liquides ont été choisies de manière à maximiser l’absorption des ondes, et enfin le téléphone en cours de test émet en permanence à puissance maximale, ce qui n’arrive en pratique que quelques fractions de seconde en début de communication.
On mesure le champ électrique dans ce « fantôme » lorsqu’on l’expose à un téléphone en fonctionnement, donnant ainsi accès au DAS (Débit d’Absorption Spécifique), et donc à la vérification de la conformité du terminal à la réglementation en vigueur. La valeur du DAS est aujourd’hui indiquée dans la notice de tous les terminaux mobiles commercialisés en France