Les microondes (ou hyperfréquences) ont pour effet, en présence de matière chargée en eau, par exemple, (c’est le cas du corps humain), de provoquer un échauffement, variable en fonction de la quantité d’énergie du rayonnement. C’est un effet bien connu de cette gamme d’onde. En fonction de la nature du matériau et de la fréquence du rayonnement, la quantité d’énergie à mettre en jeu pour provoquer une élévation de température significative est très variable. Ainsi, avec un téléphone mobile, l’échauffement provoqué dans les tissus superficiels de la tête par l’émission microonde est très faible, de l’ordre de quelques dixièmes de degrés Celsius dans la peau.
Malgré un très grand nombre d’études réalisées aussi bien sur des cultures cellulaires in vitro que sur des animaux in vivo depuis plusieurs années, les chercheurs n’ont pu prouver l’existence de manière sûre et reproductible d’effets qui seraient pas dus à un échauffement créé par l’absorption des microondes, et qui posséderaient un réel impact sanitaire. Il convient donc de poursuivre les recherches afin de mieux comprendre les mécanismes d’interaction entre les rayonnements hyperfréquences et les tissus biologiques.