Ces deux valeurs n’ont pas de rapport entre elles. La limite de 41 V/m correspond au niveau maximum d’exposition pour le public autour de 900 MHZ, prévu par le décret n° 2002-775 du 3 mai 2002. Il s’agit d’une limite maximum en termes de champs électromagnétiques émis par les systèmes de radiocommunications, pour le corps humain.
La valeur de 3 V/m correspond au niveau de perturbation minimum auquel doit résister tout équipement électrique ou électronique sans dysfonctionnement, à l’exception des appareils médicaux vitaux et d’autres systèmes sensibles, pour lesquels le niveau minimum est plus élevé (10 ou 30 V/m, voire plus). Ces valeurs sont spécifiées dans des normes relatives à la compatibilité électromagnétique, et n’ont donc pas en soi de caractère réglementaire. Les circuits électroniques sont très sensibles et ce sont les composants actifs (transistors, etc. ) qui peuvent être affectés, tandis que dans le corps humain qui est un conducteur homogène, les circuits (nerfs, neurones etc.) sont dans la masse des tissus et donc bien blindés de l’extérieur ! Les circuits humains sont de plus moins sensibles aux perturbations extérieures.
En dehors du voisinage immédiat des plus gros émetteurs de télédiffusion, la probabilité de rencontrer des champs électromagnétiques supérieurs à 3V/m est très faible. D’après la réglementation, ce sont les systèmes qui doivent s’adapter à l’environnement, et non l’inverse. Il faut signaler de plus que cette valeur de 3V/m est un minimum pour obtenir une certification qualité (le marquage « CE »), et qu’en pratique, les systèmes sont résistants à des champs plus élevés. Cette limite de 3V/m ne s’applique qu’au fonctionnement technique des appareils, et en aucun cas à la santé des personnes. Par ailleurs, la nouvelle directive européenne ayant trait à la CEM (directive 2004/108/CE) impose une obligation de résultats, la certification à la norme n’étant plus qu’un moyen parmi d’autres pour prouver la conformité du matériel.